Chapelier et modiste, bien que réalisant le même produit, ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire qui leur sont propres. Le chapelier travaille surtout le feutre, la paille et le tissu. Il produit en grande série ou en série limitée des chapeaux classiques d'homme et de femme. Le travail du modiste relève de la création et du domaine artistique. Le chapeau est conçu comme un objet unique principalement destiné aux femmes. Un professionnel qui est à la fois chapelier et modiste est parfois appelé " fantaisien ". Le chapelier réalise des chapeaux en une seule pièce : bords et calotte (partie supérieure du chapeau) forment un tout. Il prend les mesures du volume de la tête du client.
Les métiers de la chapellerie sont des métiers rares. Jusqu’aux années 50, chaque ville de province comptait au moins une modiste. Aujourd’hui, il existe environ 300 chapeliers détaillants, 100 modistes et une dizaine de grands fabricants travaillant avec des formes en aluminium pour les productions en série. L’activité reste marginale compte tenu du peu de débouchés et s’exerce souvent à temps partiel.
A l’origine, la modiste était considérée comme l’homologue féminin du chapelier, spécialiste des coiffes pour femmes. Aujourd’hui, le métier est plus souvent associé à un créateur, designer de chapeaux. Le modiste est généralement un travailleur indépendant. Il réalise des modèles uniques en tenant compte des tendances de la mode.
Le chapelier fabrique des couvre chefs plus classiques et appartient à une profession davantage masculine.
Il ne reste plus qu’un seul formier en France, Lorenzo Ré. Il travaille pour toutes les maisons de couture parisienne, directement ou indirectement. Il y a un formier aux États-Unis, un en Italie et un autre en Allemagne. Leurs réalisations sont plus classiques, moins soumises aux exigences de la haute couture.
Quelques créateurs connaissent la notoriété et travaillent avec de grands couturiers et une clientèle aisée issue des milieux de la mode, du cinéma et de la haute couture. Peu à peu, les maisons de haute couture ont supplanté les petits ateliers et sont devenues les vitrines du chapeau ainsi que de nombreux autres accessoires.
Niveau V
- CAP métiers de la mode : chapelier-modiste, 2 ans.
- FCIL arts de la mode broderie chapellerie fleurs plumes, 1 an.
Le CAP mode et chapellerie peut être préparé dans le cadre de la formation professionnelle continue. Parallèlement une dizaine de formations non diplômantes, d’une durée d’un jour à trois mois permettent de suivre une initiation ou un perfectionnement aux techniques du métier de modiste : techniques de dessin, technologie de matériaux tels que la sparterie, la maîtrise des techniques de base nécessaires à la réalisation de chapeaux d’après maquette, teinture de la paille, apprêtage, etc.